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Condamnée à 10 ans de prison pour des articles sur Facebook

Une célèbre blogueuse vietnamienne a été condamnée à 10 ans de prison pour avoir publié plusieurs articles sur les atteintes aux droits de l'homme et à l'environnement sur son compte Facebook
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La blogueuse Nguyen Ngoc Nhu Quynh (à gauche) lors de son procès le 29 juin 2017 (c) AP
Le 30 / 06 / 2017

Malgré nos appels dans le cadre d’une campagne internationale demandant sa libération, la célèbre dissidente et blogueuse vietnamienne, connue sous le nom de Me Nam («Mère champignon»), a été condamnée à dix années de prison pour propagande à l’encontre du régime communiste.

À l’issue d’une journée de procès à huis clos, le 29 juin 2017, le tribunal a considéré que ses propos visaient à nuire à l’unité nationale, à éroder la confiance populaire dans le gouvernement et à saper la sécurité nationale.  Sa condamnation mentionne 18 articles postés sur son profil Facebook et des interviews données à des médias étrangers.  

Les journalistes n'ont pas été autorisés à assister au procès. De nombreux policiers avaient été placés autour du tribunal.

Nguyen Ngoc Nhu Quynh, 37 ans, s'est souvent exprimée sur son compte Facebook.  Elle a écrit des articles sur différents sujets concernant des violations des droits de l’homme comme des décès suspects de personnes en garde à vue, ou sur des sujets environnementaux comme celui de la plus grosse pollution maritime connue par le Vietnam, ces dernières années, après que l’entreprise sidérurgique Taiwanaise Formosa a déversé des produits chimiques tuant des milliers de tonnes de poissons.

Mère célibataire de deux jeunes enfants, Quynh a clamé son innocence tout au long du procès, selon son avocat, rappelant son droit à la liberté d’expression. Elle s'est excusée avant le verdict auprès de sa mère et de ses enfants pour les conséquences que cela a eu sur eux mais leur a dit qu'ils devaient être très fiers d'elle.

Quynh avait été arrêtée en octobre 2016 et a été détenue jusqu’à son procès, soit 8 mois, sans aucun contact avec l’extérieur, ni visite de sa famille ou d’un avocat.

La politique d’Hanoï visant à faire taire les voix critiques ne faiblit pas. Les arrestations et condamnations arbitraires continuent. La condamnation de Quynh intervient seulement quelques jours après l’expulsion vers la France de Pham Minh Hoang blogueur franco-vietnamien et premier dissident à se voir retirer sa nationalité vietnamienne.

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