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On n'est plus au Moyen Âge, pourtant plus d'un pays sur deux pratique la torture
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Le 26 juin, à l’occasion de la Journée internationale en soutien aux victimes de la torture, nous lançons une campagne d’appel à la générosité urgente et ambitieuse : « On n’est plus au Moyen Âge : pourtant un pays sur deux pratique encore la torture ».  
Notre objectif : collecter 30 000 euros d’ici le 31 juillet, afin d’intensifier nos actions en faveur des victimes de torture que nous soutenons.

La torture : une pratique bien moderne

Derrière le titre choc de cette nouvelle campagne, une réalité glaçante : malgré les progrès réalisés en matière de droits humains depuis des décennies, un pays sur deux continue de la pratiquer aujourd’hui. Il y a plusieurs siècles, des instruments brutaux comme la roue ou l’estrapade étaient utilisés pour rendre la justice sur les suppliciés.  Même s’ils ont été abandonnés à cause de leur barbarie, la pratique de la torture, elle, n’a pas disparu avec ces techniques moyenâgeuses. Malgré l’interdiction de la torture par le droit international, notamment au travers de la Convention contre la torture des Nations unies, elle subsiste encore dans toutes les régions du monde. Des méthodes plus discrètes mais tout aussi inhumaines — isolement prolongé, privation sensorielle, ou violences psychologiques — sont parfois utilisées sous couvert de sécurité nationale ou de lutte contre le terrorisme. Dans des commissariats, des prisons, en zones de conflit, des milliers de femmes, d’hommes, et même d’enfants, sont encore soumis à des violences physiques et psychologiques inimaginables.

À l’exemple de Sharifeh Mohammadi, une mère de famille de 45 ans, ingénieure en design industriel et militante contre la peine de mort, que nous soutenons depuis près d’un an en Iran. Elle a été arrêtée le 5 décembre 2023 et placée en isolement, où elle a subi des tortures physiques et mentales pour obtenir de faux aveux. Le 4 juillet 2024, elle est condamnée à mort pour « rébellion armée contre l’État » en raison de ses liens présumés avec le parti interdit Komala, malgré ses dénégations et l’absence de preuves.
Grâce à votre soutien, beaucoup d’autres victimes comme Sharifeh sont soutenues et défendues par l’ACAT-France.

Un instrument majeur de notre combat contre la torture : votre générosité

Face à l’urgence d’agir et de nous mobiliser pour la dignité humaine, notre objectif est majeur : collecter 30 000 euros d’ici le 31 juillet, pour renforcer nos actions de documentation des actes de torture, de soutien aux victimes et de plaidoyer international.
Parce que chaque don compte, avec votre soutien, nous pourrons :

  • Réaliser des missions de terrain pour enquêter sur les violations des droits humains ;
  • Lancer des campagnes de mobilisation citoyenne pour empêcher les détentions arbitraires, les disparitions forcées ou les exécutions ;
  • Financer la rédaction de rapports pour dénoncer les États tortionnaires.

On n’est plus au Moyen Âge. Il est temps d’en finir avec la torture, et c’est votre soutien qui fait toute la différence.

Merci à tous pour votre solidarité. Ensemble, tout devient possible !

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