Mise à jour du 12/05/2026
Narges Mohammadi a été transféré dans un hôpital de Téhéran pour être soignée par une équipe spécialisée, selon les informations de sa fondation. Ce transfert fait suite à une ordonnance de suspension de son exécution de peine pour raisons médicales, à fait savoir son avocat, Mostafa Nili. Son état de santé reste très préoccupant.
L’ACAT-France salue la mise en liberté sous caution de la défenseure de droits humains et son transfert dans un hôpital adapté à ses besoins. Nous continuons de dénoncer les actes de torture dont elle a été victime et exigeons sa libération pleine et entière.
Article du 6/06/2026
La défenseure des droits humains et Prix Nobel de la Paix a été hospitalisée début mai dans un état critique. L’ACAT-France, mobilisée pour elle depuis son arrestation en décembre 2025, exige qu’elle reçoive des soins spécialisés et soit libérée sans condition.
Figure emblématique de la défense des droits humains en Iran et lauréate 2023 du Prix Nobel de la Paix, Narges Mohammadi a été transférée de la prison de Zanjan vers un hôpital de la région entre les 2 et 3 mai 2026. Son état de santé s’est rapidement dégradé, avec deux pertes de connaissance et une crise cardiaque. Elle purge une peine de six ans de prison, prononcée le 8 février 2026 pour « rassemblement et collusion en vue de commettre des crimes ».
L’hôpital où elle se trouve n’étant pas équipé pour lui prodiguer des soins adéquats, ses soutiens demandent son transfert vers un établissement spécialisé à Téhéran.
Torture
La dégradation de son état de santé serait notamment liée à son arrestation violente du 12 décembre 2025, durant laquelle elle a reçu plusieurs coups de matraque de la part de policiers en civil. Depuis, l’accès à des soins médicaux d’urgence lui est refusé.
Déjà en 2024, Narges Mohammadi avait été libérée après plusieurs crises cardiaques survenues en détention. Elle purgeait alors une peine de treize ans et neuf mois pour « collusion » contre la sûreté de l’État et « propagande » contre le régime iranien.
Appel à la libération
L’ACAT-France s’était mobilisée pour Narges Mohammadi après son arrestation en décembre 2025, puis en avril 2026 à la suite de sa condamnation à six ans de prison. Son cas illustre la violence de la répression de la République islamique à l’encontre de toute voix dissidente.
L’ONG continue de dénoncer les actes de torture dont la défenseure des droits humains a été victime lors de son arrestation et en détention. Elle exige qu’elle reçoive des soins adaptés et appelle à sa libération immédiate et inconditionnelle.