La défenseure des droits humains et Prix Nobel de la Paix a été hospitalisée début mai dans un état critique. L’ACAT-France, mobilisée pour elle depuis son arrestation en décembre 2025, exige qu’elle reçoive des soins spécialisés et soit libérée sans condition.
Figure emblématique de la défense des droits humains en Iran et lauréate du Prix Nobel de la Paix 2023, Narges Mohammadi a été transférée de la prison de Zanjan vers un hôpital de la région entre les 2 et 3 mai 2026. Son état de santé s’est rapidement dégradé, avec deux pertes de connaissance et une crise cardiaque. Elle purge une peine de six ans de prison, prononcée le 8 février 2026 pour « rassemblement et collusion en vue de commettre des crimes ».
L’hôpital où elle se trouve n’étant pas équipé pour lui prodiguer des soins adéquats, ses soutiens demandent son transfert vers un établissement spécialisé à Téhéran.
Torture
La dégradation de son état de santé serait notamment liée à son arrestation violente du 12 décembre 2025, durant laquelle elle a reçu plusieurs coups de matraque de la part de policiers en civil. Depuis, l’accès à des soins médicaux d’urgence lui est refusé.
Déjà en 2024, Narges Mohammadi avait été libérée après plusieurs crises cardiaques survenues en détention. Elle purgeait alors une peine de treize ans et neuf mois pour « collusion » contre la sûreté de l’État et « propagande » contre le régime iranien.
Appel à la libération
L’ACAT-France s’était mobilisée pour Narges Mohammadi après son arrestation en décembre 2025, puis en avril 2026 à la suite de sa condamnation à six ans de prison. Son cas illustre la violence de la répression de la République islamique à l’encontre de toute voix dissidente.
L’ONG continue de dénoncer les actes de torture dont la défenseure des droits humains a été victime lors de son arrestation et en détention. Elle exige qu’elle reçoive des soins adaptés et appelle à sa libération immédiate et inconditionnelle.