Une grande opacité règne sur l’usage de la force par la police ou la gendarmerie : aucune donnée exhaustive sur l’utilisation des armes, leur composition, le nombre de personnes blessées, ou encore les sanctions prises contre les forces de sécurité en cas de violences illégitimes.
Depuis la mi-octobre 2019, au moins 31 civils ainsi qu'un gendarme seraient morts par balles, à Conakry et dans plusieurs autres villes de Guinée, lors de journées de manifestations du Front national pour la défense de la constitution (FNDC). Les enquêtes en cours sur ces décès par balles piétinent, comme les précédentes enquêtes de ce type…
Le 26 janvier 2020, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé l’arrêt immédiat de l’utilisation des grenades lacrymogènes instantanées (dites GLI F4). Pour l’ACAT, cette annonce reste insuffisante au regard des multiples problèmes identifiés dans les pratiques de maintien de l’ordre.