Cookie Consent par FreePrivacyPolicy.com
Actualité

L'ACAT soutient le film "A peine j'ouvre les yeux"

5 ans après la chute du régime autoritaire de Ben Ali, Leyla Bouzid dresse le portrait au vitriol d'une Tunisie à la veille de la Révolution
APJOLY4(c)SHELLAC
Le 06 / 01 / 2016

Portrait d'une jeunesse au bord de l'explosion

« A peine j’ouvre les yeux » est un film sur l’insouciance et l’amour sur fond d’une dictature qui ne dit pas son nom. A travers le personnage de Farah se dresse le portrait d’une partie de la jeunesse tunisienne, une jeunesse cultivée et relativement aisée, mais qui n’échappe pas au contrôle du tentaculaire système autoritaire de Ben Ali.  Le premier long-métrage de Leyla Bouzid est une chronique de la répression ordinaire, telle que l’ACAT l’a documentée en Tunisie pendant des décennies. Cette répression policière qui, pendant les 24 années du règne de Ben Ali, s’est abattue de manière systématique sur un large spectre de victimes – depuis les opposants politiques, islamistes ou de gauche, jusqu’aux détenus de droit commun, en passant par les journalistes, les syndicalistes et finalement toute personne émettant une voix dissonante par rapport au discours officiel.

Le film pose un voile pudique sur les violences subies par Farah aux mains des services de sécurité. Pourtant ces sévices portent un nom : la torture. Ils sont des milliers, comme Farah, à avoir ainsi été arrêtés arbitrairement et soumis à des sévices abjectes visant à extorquer des aveux et à instiller la peur pour étouffer toute velléité contestataire.

5 ans après la chute de Ben Ali, les espoirs déçus de la Révolution de Jasmin

Le 14 janvier 2011, la chape de silence recouvrant le phénomène tortionnaire s’est enfin brisée. Pourtant, le spectre de la violence d’État continue de planer sur la Tunisie, et la vigilance est plus que jamais de mise pour que le pays ne sombre pas à nouveau dans l’obscurité.

Gardons les yeux ouverts.

Articles associés

Actualité
Revue-Projet_ACTU
Chine

Où nous emmène la Chine ?

Le 05 / 09 / 2023
En janvier, la Chine recevra les recommandations du Conseil des droits de l’homme dans le cadre de son Examen périodique universel. Pour la société civile, c’est surtout une carte précieuse qui lui permet, tous les quatre ans et demi, de faire la lumière sur les droits humains, malmenés par le régime chinois.
Actualité
JM_30aout-ACTU-1160x600
Mexique

Disparitions forcées : la justice contre l’oubli

Le 30 / 08 / 2023
Le 30 août marque la Journée internationale des victimes de disparition forcée, c’est-à-dire l’enlèvement d’une personne par un agent de l’État ou avec son consentement. Pour les victimes, dont on ignore la localisation, et dont la situation est niée par l’État en cause, c’est une violation très grave de leurs droits. Quant à leurs proches, obtenir justice est un parcours semé d’embuches. Portrait de la famille Muñoz, au Mexique, dans un pays qui compte plus de 100 000 victimes.
Actualité
JM_28juillet-ACTU

72 ans de protection pour les réfugiés

Le 28 / 07 / 2023
Adoptée le 28 juillet 1951, la Convention de Genève crée un mécanisme de protection internationale : le droit d’asile. En France, elle est directement intégrée à la législation pour fixer le statut de réfugié.