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Dossier "Disparus"

Malgré les succès d’une lutte mondialisée contre le crime de disparition forcée, qualifié de « continu » car il laisse les familles dans « la peur de ne jamais savoir », plusieurs États n’ont toujours pas ratifié la Convention internationale sur les disparitions forcées. La communauté internationale doit donc redoubler d’efforts pour lutter contre les disparitions, qui, au XXIe siècle, sont devenues des armes de guerre contre le crime et contre le terrorisme.
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Le 28 / 06 / 2017

« C’est impossible d’arrêter de chercher. » Comme Nassera Dutour, ils sont des dizaines de milliers à rechercher un proche enlevé. Ces disparus sont « ni morts, ni vivants ». « Ni morts » car sans corps et sans preuve, il est impossible de constater leur décès. « Ni vivants » car leurs proches pleurent chaque jour leur absence.

La Convention internationale adoptée en 2006 définit la disparition forcée comme l’arrestation, la détention, l’enlèvement ou la privation de liberté par des agents de l’État ou par des acteurs qui agissent avec son autorisation, son appui ou son acquiescement, suivi du déni de la reconnaissance de la disparition. Malgré les succès d’une lutte mondialisée contre ce crime, qualifié de « continu » car il laisse les familles dans « la peur de ne jamais savoir », plusieurs États n’ont toujours pas ratifié la Convention. Parmi eux, le Bangladesh et l’Egypte, où l’impunité perdure. La communauté internationale doit donc redoubler d’efforts pour lutter contre les disparitions, qui, au XXIe siècle, sont devenues des armes de guerre contre le crime et contre le terrorisme.

Sommaire du dossier "Disparus"

En 2006, les Nations Unies adoptaient la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Retour sur l'histoire d'une mobilisation inédite, qui a abouti à une convention novatrice et portée par la société civile.

Présidente du Collectif des familles de disparus d'Algérie (CFDA), Nassera Dutour cherche son fils depuis 20 ans. Elle parle de son combat contre l'injustice, la peur et le mépris des autorités.

Depuis le lancement de la  «  guerre contre le crime » fin 2006, les disparitions se sont multipliées au Mexique. Les familles mènent le combat pour enquêter et rechercher les disparus, tandis que les autorités tardent à se montrer à la hauteur.

Le 24 février 2017, plusieurs experts des Nations Unies ont exhorté le Bangladesh à mettre un terme aux disparitions forcées dans le pays. Un phénomène préoccupant dans un pays toujours plus autoritaire, qui n'est pas partie à la Convention pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.

En mars 2016, la Commission égyptienne des droits et libertés lançait une application permettant  de signaler les disparitions forcées. Une nécessité alors que l'Égypte connait une recrudescence de ce phénomène.

Le 17 septembre 2001, le président américain Georges W. Bush accordait la possibilité à la CIA d'ouvrir des centres de rétention à l'étranger pour y transférer des personnes soupçonnées de terrorisme. C'est le début d'un vaste programme qui a mis la disparition forcée au coeur de la lutte antiterroriste.

Télécharger le dossier "Disparus" (Courrier de l'ACAT n°344)

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