Condamnés à mort, proches de victimes, familles

Découvrez leurs témoignages et agissez à nos côtés pour un monde plus digne.
  • Bonne Nouvelle

Libération provisoire pour la journaliste Sandra Muhoza.

  • Détention arbitraire
  • Torture
Photo | Privée

Bonne nouvelle – Après plus d’un an et demi de détention arbitraire, la cour d’appel de Ngozi, au nord du Burundi, a ordonné mercredi 4 mars la remise en liberté provisoire de la journaliste burundaise Sandra Muhoza. Dénonçant l’acharnement judiciaire dont elle fait l’objet depuis juillet 2024, L’ACAT-France s’était à nouveau mobilisée pour elle en février 2026 à la suite de sa condamnation à quatre ans de prison.

Sandra Muhoza va pouvoir sortir de prison. Dans une ordonnance datée du 27 février et rendue effective ce mercredi 4 mars, la cour d’appel de Ngozi met fin à près de deux ans de détention arbitraire de la journaliste, qui va pouvoir bénéficier d’une remise en liberté sous contrôle judiciaire. Elle devra rester dans sa province de résidence et se présenter une fois par mois devant le juge.

Torture et acharnement judiciaire

Correspondante pour le média en ligne La Nova Burundi, Sandra Muhoza a été arrêtée le 12 avril 2024 pour avoir partagé dans un groupe WhatsApp privé de journalistes des informations faisant état d’une distribution présumée d’armes à des membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir. Placée en détention, elle aurait été victime de torture.

Elle est condamnée une première fois le 16 décembre 2024 pour « atteinte à l’intégrité du territoire » et « aversion raciale. » La décision est frappée d’appel avant d’être annulée en juin 2025, ce qui aurait dû conduire à la remise en liberté de la journaliste. Au lieu de cela, les autorités ouvrent une nouvelle procédure à l’issue de laquelle Sandra Muhoza est condamnée, le 14 janvier 2026, à quatre ans de prison ferme sur la base des mêmes accusations. L’ACAT-France avait alors dénoncé un acharnement judiciaire.

Appel à l’abandon complet des charges

Après avoir mobilisé ses militants en juillet 2024, en janvier 2025 et lors de la Nuit des Veilleurs, l’ACAT-France se réjouit de la remise en liberté provisoire de Sandra Muhoza.

« Durant ma détention, je pouvais parfois consulter, grâce aux téléphones de mes visiteurs, les articles publiés à mon sujet ainsi que les appels et cris d’alarme lancés pour dénoncer mon emprisonnement et demander ma libération. Savoir que je n’étais pas oubliée m’a apporté beaucoup de force et d’espérance dans cette épreuve, » a confié la journaliste à l’ACAT-France. 

Néanmoins, cette remise en liberté ne met pas fin à la procédure. L’ONG appelle désormais la cour d’appel de Ngozi à abandonner l’ensemble des charges à l’encontre de la journaliste dans le verdict qu’elle rendra le 20 mars prochain. Plus globalement, l’ACAT-France demande aux autorités burundaises de protéger les journalistes et la liberté d’expression, et de veiller à l’indépendance de la justice.

Partager l'article :

S'abonner à la newsletter.

Nous n'avons pas pu confirmer votre inscription.
Merci, votre inscription est confirmée.

Les dernières actualités.

Les actions que nous menons avec vous au quotidien permettent de changer des vies.

Pour la vie de chacun, nous pouvons tous agir ! 

L’ACAT-France a appris avec une profonde tristesse la disparition de Dafroza Gauthier, décédée le 3 octobre 2026 à Reims, à l’âge de 72 ans. Avec son époux Alain, Dafroza Gauthier a consacré plus de vingt-cinq ans à un combat inlassable pour la justice et contre l’impunité des auteurs du génocide des Tutsis au Rwanda. Cofondatrice […]

Tribune publiée le 7 octobre 2026 dans le média en ligne Afrikarabia, média d’informations spécialisé sur l’Afrique des Grands Lacs: https://afrikarabia.com/wordpress/rdc-30-ans-apres-le-massacre-de-lemera-limpunite-ne-peut-plus-etre-la-reponse-tribune Le 6 octobre 1996, le massacre de Lemera, au Sud-Kivu, marquait le début d’une succession de conflits et de violences qui, trente ans plus tard, continuent de ravager l’est de la République démocratique du […]

7 octobre 2026 Le Vietnam doit libérer les défenseurs des droits humains norvégien et australien enlevés au Cambodge Nous, organisations soussignées, condamnons dans les termes les plus fermes l’enlèvement de trois défenseurs des droits humains par les autorités vietnamiennes au Cambodge et leur détention arbitraire subséquente au Vietnam.Le gouvernement vietnamien doit libérer immédiatement et sans […]