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FranceRussie
Communiqué

La France ne doit pas extrader vers la Russie Nicolaï Koblyakov, militant franco-russe des droits humains

Nicolaï Koblyakov, entrepreneur social et militant des droits humains franco-russe, doit comparaître le 30 septembre devant la justice française à la suite d’une demande d’extradition émise par la Russie. L’ACAT et Amnesty s’opposent à cette procédure au regard des risques encourus s’il devait être extradé vers la Russie.
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Le 28 / 09 / 2015

Nicolaï Koblyakov, entrepreneur social et militant des droits humains franco-russe, doit comparaître le 30 septembre devant la Chambre de l’instruction de la Cour d'appel de Paris, à la suite d’une demande officielle d’extradition émise par la Fédération de Russie. L’ACAT et Amnesty International France (AIF) s’opposent à cette procédure  au regard des risques encourus s’il devait être extradé vers la Russie.

Membre actif en France de l’organisation de défense des droits humains Russie-Libertés, M. Koblyakov a ouvertement critiqué le pouvoir en place en Russie.

« Les activités militantes de Nicolaï Koblyakov pour le respect des droits humains laissent craindre des mesures de représailles en Russie de la part des autorités. La répression croissante en Russie vise en premier lieu les personnes ouvertement critiques au pouvoir. Des motivations purement politiques sont à l’origine de condamnation très lourdes. » a déclaré Geneviève Garrigos, présidente d’AIF.

En juillet 2014, ce militant des droits humains avait été arrêté en Bulgarie à la suite d’une notice rouge transmise par Interpol. Celle-ci faisait suite à un mandat d’arrêt lancé par la Russie pour des faits allégués de « fraude ». La justice bulgare avait finalement refusé son extradition, estimant insuffisantes les informations fournies par la Russie.

Le 11 juin 2015, Nicolaï Koblyakov a été interpellé par la police à son domicile en France pour des motifs identiques.

Nicolaï Koblyakov avait déposé une demande de retrait de la notice rouge auprès d’Interpol en indiquant qu’elle était fondée uniquement sur des motifs politiques. Interpol lui a donné raison le 8 juillet dernier, estimant que « maintenir les données fournies par la Russie dans les fichiers Interpol n’étaient effectivement pas conformes aux règles d’Interpol ». La procédure enclenchée en France se poursuit néanmoins.

Christine Laroque, responsable Asie/Russie à l’ACAT s’interroge. « La France prendra-t-elle le risque d’envoyer un militant des droits de l’homme vers la torture ? Au vu de la pratique tortionnaire observée par l’ACAT en Russie, et au regard de son profil, Nicolaï Koblyakov risque d’être victime de torture ou de mauvais traitements en cas d’extradition. Un tel renvoi serait une violation flagrante par la France de plusieurs conventions internationales. »

Contacts presse:

  • ACAT: Pierre Motin, 01 40 40 40 24 / 06 12 12 63 94 pierre.motin@acatfrance.fr   
  • Amnesty International France : Véronique Tardivel 01 53 38 65 41 / 06 76 94 37 05 vtardivel@amnesty.fr  
  • Avocate  de M. Koblyakov en France : Kamalia Mehtiyeva 01 44 43 00 78 / 06 98 85 67 45

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