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Le 27 avril 2020, Wang Quanzhang a enfin pu retrouver son épouse et son fils à leur domicile pékinois, après quatre ans et demi de détention, dont trois années au secret, deux semaines de quarantaine et une semaine d’assignation à résidence à 400km de sa famille.
L’illustre avocat des droits humains Wang Quanzhang, libéré le 5 avril 2020 à la fin de sa peine de quatre ans et demi de prison pour « subversion du pouvoir d’Etat », n’a pas été autorisé à rejoindre sa famille à Pékin, et est maintenu depuis sa sortie de prison sous résidence surveillée à Jinan, dans le Shandong. A plus de 400 km de son épouse et son fils de sept ans.
Dès le début du mois de mars, la Haut-commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies a tenu à affirmer haut et fort que dans une période comme celle que nous connaissons, « les droits de l’homme doivent être au cœur des décisions ». Le sacrifice de nos droits et libertés ne nous aidera pas à résoudre la crise sanitaire. C’est au contraire en les réaffirmant que nous la surmonterons dignement.
  • Détention arbitraire
  • Disparitions forcées
  • Droit d'asile
  • Justice et impunité
  • Maintien de l’ordre
  • Peine de mort
  • Torture
  • Violences policières
Cela fait plus d'un an que l’actrice et de la défenderesse des droits humains Eman Al-Helw et du transgenre Hossam Ahmed sont détenu.es. Il.les ont tous les deux été arrêté.es le 28 février 2019, ainsi que 70 autre personnes, dans le cadre d’une campagne d’arrestation de masse déclenchée par des critiques de l’action du gouvernement sur les réseaux sociaux et des appels à manifester suite à un accident de train en gare de Ramsès qui a fait 22 morts et 43 blessés le 27 février 2019. Il.les sont retenu.es dans le cadre de l’enquête de la Sécurité d’Etat numéro 1739 de 2018.
Le chanteur Kizito Mihigo est mort. Voilà notre seule certitude. Ce fervent chrétien, très connu dans son pays pour ses chants religieux, avec qui l’Acat-France était en contact depuis septembre 2019, souhaitait quitter le Rwanda, où il ne pouvait plus vivre de sa musique. Il s’était attiré la haine du gouvernement rwandais en mars 2014 à cause d’une chanson « Igisobanuro cy’urupfu » - L’explication de la mort (1) - où il abordait à demi-mot les crimes commis contre les Hutus par le régime de Paul Kagamé.
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Ce dimanche 1er Mars 2020, Ramy Kamel aura passé 100 jours en détention provisoire. Ce défenseur est connu pour avoir dénoncé les discriminations et les violences que subissent les membres de la communauté copte.
Le 1er février dernier, le prix de la Fondation ACAT 2019 (prix Engel-du Tertre des droits de l’homme) décerné à Tran Thi Nga, défenseure des droits humains au Vietnam, a été remis à sa représentante Chi Dang, avocate et défenseure des droits en exil au Canada. Pendant son séjour d’une dizaine de jours à Paris, Chi Dang a pu rencontrer plusieurs organisations et personnalités lors d’une tournée de plaidoyer.
Le 12 février 2020, le Parlement européen réuni en session plénière à Strasbourg, a ratifié le traité de libre-échange UE-Vietnam (EVFTA), malgré les appels de nombreuses ONG dont l’ACAT de reporter le vote tant que le Vietnam n’offrira pas de garanties suffisantes en matière de droits humains. L’ACAT déplore cette décision, triste symbole d’une perte de vitesse des valeurs européennes fondamentales au bénéfice des échanges commerciaux.
Samedi 1er février 2020 à 18 heures, à Paris, la Fondation ACAT pour la dignité humaine remettra, in absentia, le prix Engel-du Tertre des droits de l’homme à Tran Thi Nga, défenseure des droits humains au Vietnam. Tout en se réjouissant de la libération anticipée de Tran Thi Nga qui a atterri aux Etats-Unis le 10 janvier 2020 après presque trois ans passés en prison, l’ACAT-France appelle la communauté internationale à ne pas considérer cette libération comme un relâchement de la répression opérée sur la société civile vietnamienne. Plus que jamais, il est nécessaire de rester mobilisés sur le traitement infligé aux voix dissidentes et de dénoncer la stratégie des autorités consistant à les éloigner du Vietnam pour les empêcher de poursuivre leur travail dans leur pays.
Le 19 janvier 2018, l’avocat Yu Wensheng était enlevé par une dizaine de policiers alors qu’il emmenait son fils à l’école. Depuis, tout contact avec ses avocats et sa famille est coupé. Il reste dans l’attente du verdict de son procès pour « subversion » et aurait subi des mauvais traitements.

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