• Bonne Nouvelle

Torturé pour avoir porté un t-shirt, Mahmoud Hussein est libre !.

  • Torture

Mise à jour du 29/07/2024

La cour suprême de sécurité de l’État a condamné le 26 juin 2024 Mahmoud Hussein à 3 ans de prison. Étant donné le temps déjà passé en détention, il doit encore passer deux mois supplémentaires en détention. Réincarcéré le même jour, il est actuellement détenu au poste de police d’El Marg, dans la banlieue nord-est du Caire. Il devrait y rester jusqu’à sa libération qui devrait avoir lieu le 25 août prochain.

Il reçoit quotidiennement la visite de sa famille, qui lui amène nourriture et médicaments. Sa famille a saisi le comité présidentiel des grâces afin de pouvoir obtenir la grâce présidentielle. Chaque jour de détention en moins est un jour de souffrance en moins pour Mahmoud Hussein.

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Poursuivi pour de fausses accusations de « terrorisme », Mahmoud Hussein a été libéré sous caution dans l’attente de son nouveau procès, fixé le 26 juin.

Étudiant de 17 ans, il est arrêté par la police en 2014 pour avoir simplement arboré le message « Une nation sans torture » sur son t-shirt.

En garde-à-vue, il est frappé et reçoit décharges électriques sur les mains, le dos et les testicules. Il sera finalement condamné par contumace à la prison à perpétuité

De nouveau arrêté en 2023, interrogé les yeux bandés, sans avocat, Mahmoud Hussein avait été placé en détention dans l’attente d’un nouveau procès pour statuer sur son sort.

Malgré la bonne nouvelle, sa libération sous caution nous appelle à la plus grande vigilance. Toutes les charges retenues contre lui dans cette procédure inique doivent être levées !

Une libération surprise

C’est en taxi que Mahmoud Hussein est arrivé chez lui, le dimanche 26 avril 2024 en milieu d’après-midi. Sa famille n’avait pas été informée de sa libération, qu’elle attendait pourtant depuis plus d’un mois.

De manière inattendue, lors de l’audience du 23 avril dernier, le juge avait décidé de le libérer sous caution, et le lendemain même, l’un de ses avocats avait payé la caution de 10 000 livres égyptiennes. Mahmoud Hussein aurait alors dû être relâché dans les heures ou jours qui suivent. Il aura finalement attendu un mois de plus.

Ses avocats avaient récemment perdu sa trace après de nombreux transferts entre des lieux de détention. Le 19 mai dernier, ils s’étaient rendus au commissariat de Khanka, dans le nord du Caire,où Mahmoud était censé être détenu en vue de sa libération. Mais une fois sur place, il leur a été signifié que Mahmoud Hussein n’était pas dans les locaux et que sa localisation était inconnue.

À partir de cette date, et jusqu’à sa libération le 26 mai, Mahmoud Hussein était considéré comme victime d’une disparition forcée selon le droit international, laissant craindre le pire quant à sa situation.

 

C’est finalement depuis ce même poste de police à Khanka qu’il a été libéré. Ses avocats ont déposé plainte pour détention illégale et défaut d’application d’une décision de justice auprès du procureur pour qu’il enquête sur ces faits.

Rester mobiliser pour l’abandon de toutes les charges

Si sa libération est un véritable soulagement, Mahmoud Hussein a toujours besoin de notre soutien et mobilisation.

Aux dernières nouvelles, les charges retenues contre lui n’ont pas été abandonnées et il risque à tout moment d’être à nouveau arrêté. C’est précisément ce qu’il  s’était déjà passé lorsqu’il avait été arrêté une première fois en janvier 2014 puis relâché en mars 2016. Il avait alors été condamné in abstentio en 2018 à perpétuité, sans avoir été convoqué aux audiences.

 

C’est à la suite de cette condamnation qu’il avait été à nouveau arrêté le 30 août 2023 et qu’un nouveau procès se déroule sur les mêmes accusations infondées.

Malgré sa libération, Mahmoud Hussein est toujours poursuivi et sa prochaine audience se déroulera le 26 juin prochain, Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture. Coïncidence pour le moins parlante !

Mobilisez-vous pour demander l’abandon de toutes les charges retenues contre Mahmoud Hussein en utilisant l’appel du mois de juin.

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