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Retour sur la participation de l’ACAT-France au 1er Congrès mondial sur les disparitions forcées.

  • Disparitions forcées
  • Justice et impunité
© Clément Boursin / ACAT-France
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15-16 janvier 2025 | Genève | Suisse

Les 15 et 16 janvier 2025, l’ACAT-France a eu l’honneur d’être partenaire du premier Congrès mondial sur les disparitions forcées, qui s’est tenu à Genève. Organisé conjointement par le CEDI (Initiative Convention sur les disparitions forcées), le Comité des disparitions forcées des Nations Unies, le Groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires (GTDFI) et le Haut-Commissariat aux droits de l’homme, cet événement a permis à notre organisation de réaffirmer son engagement en faveur des droits des victimes et des familles touchées par ce crime, tout en plaidant pour la ratification universelle de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.

Une forte implication de l’ACAT-France lors de ce congrès

Lors de la cérémonie d’ouverture du Congrès, Solange Moumé Etia, Directrice du Pôle Programmes et Plaidoyer de l’ACAT-France, a prononcé un discours mobilisateur :

Cette allocution a réaffirmé le mandat de l’ACAT-France en faveur des droits de l’homme et de la lutte contre les disparitions forcées, tout en soulignant l’urgence d’un engagement collectif pour éradiquer cette pratique. L’ACAT-France a également co-organisé et co-animé, en partenariat avec l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT), une table ronde intitulée « Plaidoyer en faveur de la ratification universelle ». Cette table ronde, qui s’est tenue le 15 janvier 2025, a permis d’aborder les défis liés à l’adoption et à la mise en œuvre de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Des experts, des victimes et des défenseurs des droits humains ont partagé leurs expériences, mettant en lumière des exemples de plaidoyers réussis et des pistes d’action pour convaincre les États qui n’ont pas encore ratifié la Convention de le faire sans tarder.

Le Plaidoyer de l’ACAT-France contre les disparitions forcées

  • Pour la ratification universelle de la Convention internationale : L’ACAT-France appelle tous les États à ratifier la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées et à l’intégrer dans leurs législations nationales. Chaque État doit s’engager activement à prévenir ce crime, à enquêter sur chaque cas rapporté et à poursuivre les responsables.

  • Renforcer les mécanismes internationaux de protection : L’ACAT-France soutient le travail du Comité des disparitions forcées des Nations Unies et du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires. Nous appelons à des financements renforcés pour ces instances, afin de leur permettre d’accompagner efficacement les victimes et de mener des enquêtes approfondies.

  • Assurer la protection des familles et des défenseurs des droits humains : L’ACAT-France exhorte les gouvernements à mettre en place des mesures de protection pour les familles qui réclament vérité et justice pour leurs proches disparus, ainsi que pour les défenseurs des droits humains qui dénoncent ces violations.

  • Promouvoir la sensibilisation et l’éducation : Il est essentiel de sensibiliser le grand public à l’horreur des disparitions forcées et à leurs impacts. L’ACAT-France encourage la création de campagnes internationales et l’intégration de cette thématique dans les programmes d’éducation aux droits humains.

Le 1er Congrès mondial sur les disparitions forcées, qui a réuni des centaines de participants provenant de 120 pays, constitue une étape cruciale dans la lutte contre ce crime contre l’humanité. Cet événement favorise le dialogue et la coopération internationale. Des représentants d’organisations, d’États et d’institutions de défense des droits de l’homme se sont engagés à œuvrer contre les disparitions forcées. Au cours de ces deux jours, des tables rondes et des ateliers ont permis d’identifier des solutions et de partager de bonnes pratiques, tout en amplifiant les voix des personnes touchées par ce phénomène. L’ACAT-France continuera à mobiliser son réseau de militants et ses partenaires pour défendre les droits des victimes, sensibiliser le public et plaider en faveur d’une ratification universelle de la Convention. Nous exprimons notre profonde gratitude aux organisateurs, à nos partenaires et à toutes les personnes rencontrées pour la richesse des échanges et leur soutien. Ensemble, unissons nos forces pour bâtir un monde où les disparitions forcées n’ont plus leur place, car chaque voix compte dans cette lutte pour la justice et la dignité humaine.

👉Lire le discours de l’ACAT-France prononcé lors du Congrès

👉En savoir plus les actions de l’ACAT-France sur les disparitions forcées

👉En savoir plus sur le Congrès

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