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En avril 2015, la Police d’intervention rapide débarque au campement de l’église évangélique du pasteur José Julino Kalupeteka, accusé de pratiques sectaires. Son interpellation tourne au massacre de fidèles. Cinq ans plus tard, les forces de l’ordre impliquées dans ces graves violations des droits humains n’ont toujours pas été jugées.
Le chanteur Kizito Mihigo est mort. Voilà notre seule certitude. Ce fervent chrétien, très connu dans son pays pour ses chants religieux, avec qui l’Acat-France était en contact depuis septembre 2019, souhaitait quitter le Rwanda, où il ne pouvait plus vivre de sa musique. Il s’était attiré la haine du gouvernement rwandais en mars 2014 à cause d’une chanson « Igisobanuro cy’urupfu » - L’explication de la mort (1) - où il abordait à demi-mot les crimes commis contre les Hutus par le régime de Paul Kagamé.
  • Détention arbitraire
  • Justice et impunité
  • Torture
Kizito Mihigo, chanteur chrétien très connu au Rwanda, est mort à l’âge de 38 ans alors qu’il était sous la responsabilité des autorités rwandaises. Ces dernières ont indiqué, dans une déclaration, qu’il s’était suicidé dans sa cellule au sein du commissariat de police de Remera à Kigali, capitale du Rwanda. Son corps sans vie aurait été retrouvé le 17 février au matin. Ni le rapport d’enquête ni le rapport d’autopsie n’ont été rendus publics. Kizito Mihigo se savait en danger et souhaitait fuir le Rwanda pour vivre en Europe. L’ACAT-France appelle à l’ouverture d’une enquête indépendante sur sa mort suspecte.
L’annonce de la tenue du référendum constitutionnel et des élections législatives le 1er mars 2020 a exacerbé les tensions au sein de la société guinéenne. Les violences à l’encontre des leaders de la société civile et des partis politiques, réunis au sein du Front National de Défense de la Constitution (FNDC), redoublent. Nous appelons les partenaires internationaux à plus de fermeté pour que la Guinée respecte les droits humains et reconnaisse que les élections ne peuvent se tenir dans le contexte actuel.
  • Détention arbitraire
  • Justice et impunité
  • Maintien de l’ordre
L’ACAT et 15 organisations vietnamiennes et internationales réclament l’ouverture d’une enquête indépendante du Conseil des droits de l’homme des Nations unies sur les violations des droits humains survenues à Dong Tam, près de Hanoï, le 9 janvier 2020. Nous appelons également à la libération des résidents de Dong Tam encore arbitrairement détenus dans des conditions inconnues.
En échouant à rendre justice aux victimes, le processus de lutte contre l’impunité n’a pas réussi à initier une réconciliation nationale. La preuve en est l’élection d’un ancien bourreau, Gotabaya Rajapaksa, en novembre 2019.
Le 6 février 2020, 7 ONG dont l'ACAT ont déposé un référé pour empêcher le transit du cargo saoudien Bahri Yanbu par le port français de Cherbourg, en raison de sa cargaison d’armes et de celles qu’il viendrait charger à son bord.
Vente d’armes : 17 organisations humanitaires et de défense des droits humains, parmi lesquelles l’ACAT, viennent d’envoyer une lettre à Edouard Philippe, Premier Ministre. Elles expriment leurs plus vives inquiétudes quant au passage du cargo saoudien Bahri Yanbu qui doit arriver jeudi 6 février à Cherbourg. Elles demandent instamment au Premier Ministre de les informer sur la nature du matériel devant être chargé sur le Bahri Yanbu. S’il s’agit d’armements, les 17 ONG demandent des éclaircissements sur les garanties dont dispose la France que ces derniers ne seront pas utilisés de manière illégale contre des populations civiles yéménites.
Plus d’une trentaine de personnes et d’organisations mobilisées pour la paix et le respect des droits humains ont été menacées de mort récemment. La situation n’a cessé de se dégrader depuis la signature de l’accord de paix fin 2016 : selon les dernières statistiques de 2020, il y a pratiquement un assassinat de défenseur.e par jour. Les autorités doivent mettre en place des mesures rapides et efficaces pour assurer leur protection.
Depuis la mi-octobre 2019, au moins 31 civils ainsi qu'un gendarme seraient morts par balles, à Conakry et dans plusieurs autres villes de Guinée, lors de journées de manifestations du Front national pour la défense de la constitution (FNDC). Les enquêtes en cours sur ces décès par balles piétinent, comme les précédentes enquêtes de ce type…

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