Filtrer par :

L'ACAT, au travers de l’Observatoire de l’enfermement des étrangers (OEE) dont elle est membre, s’alarme de voir que des personnes (hommes, femmes, enfants) sont toujours privées de liberté dans les centres de rétention administrative (CRA), les locaux de rétention administrative (LRA), les zones d’attente (ZA) et les constructions modulaires du poste de police de Menton pont Saint-Louis.
Agnès Ndirubusa, Christine Kamikazi, Egide Harerimana et Térence Mpozenzi sont injustement emprisonnés au Burundi pour avoir exercé leur métier de journalistes. Ils ont été condamnés à deux ans et demi de prison à l’issue d’un procès politique entaché d’irrégularités.
Le chanteur Kizito Mihigo est mort. Voilà notre seule certitude. Ce fervent chrétien, très connu dans son pays pour ses chants religieux, avec qui l’Acat-France était en contact depuis septembre 2019, souhaitait quitter le Rwanda, où il ne pouvait plus vivre de sa musique. Il s’était attiré la haine du gouvernement rwandais en mars 2014 à cause d’une chanson « Igisobanuro cy’urupfu » - L’explication de la mort (1) - où il abordait à demi-mot les crimes commis contre les Hutus par le régime de Paul Kagamé.
  • Détention arbitraire
  • Justice et impunité
  • Torture
Kizito Mihigo, chanteur chrétien très connu au Rwanda, est mort à l’âge de 38 ans alors qu’il était sous la responsabilité des autorités rwandaises. Ces dernières ont indiqué, dans une déclaration, qu’il s’était suicidé dans sa cellule au sein du commissariat de police de Remera à Kigali, capitale du Rwanda. Son corps sans vie aurait été retrouvé le 17 février au matin. Ni le rapport d’enquête ni le rapport d’autopsie n’ont été rendus publics. Kizito Mihigo se savait en danger et souhaitait fuir le Rwanda pour vivre en Europe. L’ACAT-France appelle à l’ouverture d’une enquête indépendante sur sa mort suspecte.
L’annonce de la tenue du référendum constitutionnel et des élections législatives le 1er mars 2020 a exacerbé les tensions au sein de la société guinéenne. Les violences à l’encontre des leaders de la société civile et des partis politiques, réunis au sein du Front National de Défense de la Constitution (FNDC), redoublent. Nous appelons les partenaires internationaux à plus de fermeté pour que la Guinée respecte les droits humains et reconnaisse que les élections ne peuvent se tenir dans le contexte actuel.
  • Détention arbitraire
  • Justice et impunité
  • Maintien de l’ordre
L’ACAT et 15 organisations vietnamiennes et internationales réclament l’ouverture d’une enquête indépendante du Conseil des droits de l’homme des Nations unies sur les violations des droits humains survenues à Dong Tam, près de Hanoï, le 9 janvier 2020. Nous appelons également à la libération des résidents de Dong Tam encore arbitrairement détenus dans des conditions inconnues.
Ce dimanche 1er Mars 2020, Ramy Kamel aura passé 100 jours en détention provisoire. Ce défenseur est connu pour avoir dénoncé les discriminations et les violences que subissent les membres de la communauté copte.
Le 1er février dernier, le prix de la Fondation ACAT 2019 (prix Engel-du Tertre des droits de l’homme) décerné à Tran Thi Nga, défenseure des droits humains au Vietnam, a été remis à sa représentante Chi Dang, avocate et défenseure des droits en exil au Canada. Pendant son séjour d’une dizaine de jours à Paris, Chi Dang a pu rencontrer plusieurs organisations et personnalités lors d’une tournée de plaidoyer.
Messieurs Celeste Nlemvo Makela – membre du mouvement citoyen « Ras-le-bol » – Parfait Mabiala, Franck Donald Saboukoulou, Guil Ossebi et Meldry Dissavoulou – sympathisants du mouvement « Incarner l’Espoir » – sont détenus arbitrairement à la maison d’arrêt de Brazzaville depuis plus de deux mois, pour avoir exercé pacifiquement leur liberté d’expression.
Samedi 1er février 2020 à 18 heures, à Paris, la Fondation ACAT pour la dignité humaine remettra, in absentia, le prix Engel-du Tertre des droits de l’homme à Tran Thi Nga, défenseure des droits humains au Vietnam. Tout en se réjouissant de la libération anticipée de Tran Thi Nga qui a atterri aux Etats-Unis le 10 janvier 2020 après presque trois ans passés en prison, l’ACAT-France appelle la communauté internationale à ne pas considérer cette libération comme un relâchement de la répression opérée sur la société civile vietnamienne. Plus que jamais, il est nécessaire de rester mobilisés sur le traitement infligé aux voix dissidentes et de dénoncer la stratégie des autorités consistant à les éloigner du Vietnam pour les empêcher de poursuivre leur travail dans leur pays.

S'abonner à la newsletter.

Recevez nos actualités et restez informés de nos actions et de nos événements en vous inscrivant à notre newsletter.