• Actualité

Cameroun : cinq activistes condamnés à de la prison.

  • Détention arbitraire

Le 31 décembre 2021, le tribunal militaire de Douala a condamné quatre membres de Stand Up For Cameroon (SUFC) – Etienne Ntsama, Moussa Bello, Mira Angoung et Tehle Membou – à 16 mois de prison ferme après avoir été reconnus coupables d'« insurrection ». Le cinquième membre, Nana Collins, a été condamné à 18 mois de prison ferme. Les condamnés devront également rembourser les frais de procédures engagés par le ministère public, à savoir 376 000 Francs CFA (environ 600 euros).

Etienne Ntsama, Moussa Bello, Mira Angoung et Tehle Membou avaient été arrêtés le 18 septembre 2020, à la sortie d’une réunion du parti d’opposition Cameroon People’s Party (CPP) à Douala et envoyés, quatre jours plus tard, à la prison centrale de New-Bell pour « conspiration de révolution et d’insurrection ». Nana Collins avait été arrêté le 22 septembre 2020.

Ayant déjà purgé 15 mois en prison, ils devraient bientôt être libérés à condition de pouvoir payer les 376 000 F CFA.

Le collectif Stand Up For Cameroon (SUFC) est né en 2016. Il est constitué de divers partis politiques (UPC, CPP, MP3), de personnes individuelles et de membres de la société civile. Il a pour objectif d'assurer une transition politique non violente au Cameroun.

L’ACAT-France, qui s’est mobilisée en faveur de leur libération, considère leur condamnation comme étant une peine arbitraire et appelle à leur libération immédiate considérant que leur emprisonnement n’est dû qu’à leur militantisme pacifique.

> Pour aller plus loin :

Appel à mobilisation du 6 octobre 2021 : « Détention arbitraire de cinq militants de la société civile depuis plus d’un an » : https://www.www.acatfrance.fr/appel-a-mobilisation/detention-arbitraire-de-cinq-militants-de-la-societe-civile-depuis-plus-dun-an

Partager l'article :

S'abonner à la newsletter.

Nous n'avons pas pu confirmer votre inscription.
Merci, votre inscription est confirmée.

Les dernières actualités.

Les actions que nous menons avec vous au quotidien permettent de changer des vies.

Pour la vie de chacun, nous pouvons tous agir ! 

Vingt-cinq organisations dont l'ACAT-France alertent sur le risque de rapatriements forcés de réfugiés burundais que fait planer la fermeture du camp de Nduta en Tanzanie.
Un documentaire soutenu par l’ACAT-France, qui donne à voir la folie dévastatrice et l’absurdité de la logique d’anéantissement qui ont suivi les massacres du 7 octobre. En salles le 6 mai 2026.
Dans une déclaration commune, l’ACAT-France et trente-sept autres ONG dénoncent un recours alarmant à la peine de mort en Arabie Saoudite, symbole d’une politique répressive en contradiction avec les promesses de réforme du régime.