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« Résister à l’indignité », le manifeste de l’ACAT-France.

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Comment comprendre le cycle de violence que notre société traverse ? Cet ouvrage compilant les actes du colloque « Résister à l’indignité – L’acceptation de la torture, point de bascule des sociétés ? » explore les mécanismes par lesquels les traitements cruels, inhumains et dégradants s’installent, jusqu’à conduire aux actes de torture.

L’un des temps phares des événements organisés autour du 50e anniversaire de la création de notre association a été sans conteste le colloque « Résister à l’indignité – L’acceptation de la torture, point de bascule des sociétés ? ». Le 6 décembre 2024, plusieurs personnalités invitées ont partagé leurs réflexions sur notre rapport actuel à ce sujet. Ces présentations ont eu lieu à l’Institut catholique de Paris et ont été préparées par la commission de Lutte contre la torture de l’ACAT-France, en collaboration avec l’Institut supérieur d’études œcuméniques.

Les organisateurs ont souhaité élargir au plus grand nombre la richesse de ces conférences par l’édition d’un livre, préfacé par le philosophe Olivier Abel, coordonné par Luc Bellière, président de l’ACAT-France, et publié aux éditions Olivétan.

L’urgence collective de la résistance

La lutte contre la torture a été le point de ralliement des fondatrices de l’ACAT et de ses premiers adhérents. Ce combat est malheureusement d’une actualité brûlante. Le propos du colloque était de comprendre les mécanismes qui amènent l’homme d’aujourd’hui à tolérer, voire à pratiquer ces actes. En introduction, Luc Bellière démontre l’urgence collective de la résistance à l’indignité et présente les conséquences sociales et humaines de la torture.

La notion de consentement à la torture est ensuite développée par Marc Crépon, philosophe, qui décrit la déshumanisation nécessaire afin que puisent se réaliser les sévices. Pour Valentine Zuber, historienne, lutter contre la torture est l’objectif majeur de la lutte pour la préservation des droits humains. Cette approche historique est complétée par l’apport d’Annette Becker, historienne elle aussi, qui présente une étude des génocides, où la torture est poussée à l’extrême.

Comprendre et espérer

Par l’étude des transits migratoires entre l’Italie et la France, Anne-Claire Defossez, historienne, développe quant à elle une approche sociopolitique dans laquelle Cécile Dubernet, chercheuse, interroge notre présence citoyenne et humaine face à l’inhumain. Constantin Sigov, philosophe ukrainien, revient sur l’invasion de son pays, lorsque les repères sont dangereusement mis à l’épreuve lors de situations de crises. Cette approche philosophique et théologique est complétée par Nicolas Cochand, théologien, qui propose un étayage biblique à nos réflexions sur le sujet pour résister, espérer. Yves Rolland, juriste, ancien président de l’ACAT-France, a rédigé la conclusion de cet ouvrage, complété par un glossaire sur la torture réalisé par les membres de la commission Torture. Un livre pour comprendre, résister et espérer.

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