• Bonne Nouvelle

Tchad : Libération du journaliste Olivier Monodji.

  • Détention arbitraire
  • Justice et impunité

Le journaliste tchadien Olivier Monodji a été libéré le 8 juillet 2025, après quatre mois de détention arbitraire et sans preuves. L’ACAT-France, mobilisée dès son arrestation, salue cette décision comme une victoire pour la liberté de la presse et l’État de droit.

L’ACAT-France se réjouit de la libération du journaliste tchadien Olivier Monodji, intervenue dans la soirée du 8 juillet 2025, après quatre mois de détention arbitraire. Directeur de publication du journal Le Pays et correspondant de Radio France Internationale (RFI), Olivier Monodji avait été arrêté le 5 mars dernier, puis accusé à tort d’« intelligence avec l’ennemi, attentat contre les institutions, complot, atteinte à l’ordre constitutionnel », sans preuves tangibles. Le tribunal de grande instance de N’Djamena l’a reconnu non coupable, ainsi que ses co-accusés, au bénéfice du doute, faute d’éléments à charge suffisants.

Une mobilisation décisive en faveur de la liberté de la presse

Dès son arrestation, l’ACAT-France s’est mobilisée pour dénoncer cette incarcération abusive, appelant ses sympathisants à écrire au ministre tchadien de la Justice pour exiger sa libération. En relayant le combat de sa famille, de ses avocats, des syndicats de journalistes et d’autres ONG, l’ACAT-France a contribué à maintenir l’attention sur son cas et à rappeler que l’exercice de la profession de journaliste ne constitue pas un crime. Cette libération est une victoire pour la liberté d’informer et le droit à un procès équitable.

Un procès politique révélateur d’un climat répressif

Cette affaire illustre une volonté persistante du régime de Mahamat Idriss Déby de museler les voix dissidentes et de restreindre les libertés fondamentales dans le pays. Olivier Monodji a été emprisonné pour avoir exercé son métier de journaliste. Bien que libre, il reste marqué par quatre mois de détention injustifiée. Les autorités tchadiennes doivent désormais lui garantir des mesures de réparations ainsi que des garanties de non-répétition de telles persécutions pour l’ensemble de la profession.

L’ACAT-France remercie chaleureusement l’ensemble de son réseau militant et toutes celles et ceux qui se sont mobilisés avec elle pour que cette libération soit possible. Restons vigilants et poursuivons notre engagement pour un Tchad respectueux des libertés fondamentales.

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