Ventes d’armes.

Contrôler
les transferts d'armement vers l'étranger.

Chaque jour, dans différents pays, des personnes sont victimes du commerce des armes, que ce soit dans un contexte de guerre ou de répression interne. Des régimes autoritaires, des dictateurs, mais aussi des gouvernements démocratiquement élus ont recours à la violence, commettant de graves violations des droits humains ou du droit international humanitaire. 

Les armes ont un effet destructeur démultiplié : elles tuent et blessent directement des personnes, mais elles tuent aussi indirectement, à travers des crises humanitaires résultant de conflits armés dont les civils sont les premières victimes. Elles poussent également des pans entiers de la population dans la terreur lorsque la violence armée est encouragée ou directement menée par un État contre son peuple ou une partie de celui-ci. 

Il est essentiel que les pays exportateurs d’armements prennent leurs responsabilités pour éviter que leurs transferts d’armes ne contribuent à des violences ou à des violations des droits humains. Bien qu’il existe des règles à différents niveaux, le respect de ces engagements varie d’un pays à l’autre, souvent en raison de considérations politiques ou économiques. C’est pourquoi des organisations comme l’ACAT-France jouent un rôle crucial en plaidant pour un contrôle rigoureux de ces transferts, afin de garantir que les armes ne soient pas utilisées à des fins néfastes. 

la vente d'armes
en chiffres.

Sources :

Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI)

 

La France est le 2e exportateur mondial d'armes, derrière les États-Unis (entre 2020 et 2024)
0
Des exportations françaises vont vers l’Asie et l’Océanie, et 34% vont vers l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient (entre 2019 et 2023)
0 %
Milliards d'euros de vente d'armes réalisée par la France en 2024
0
Milliards de dollars en dépenses militaires au niveau mondial en 2024
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Comment contrôler les ventes d'armes ?

Homme armé
— Crédit - PIERRE-YVES GINET

Instruments juridiques et accords internationaux

L’action de la France dans ce domaine est régie par la position commune 2008/944/PESC du Conseil de l’Union européenne et le Traité sur le commerce des armes (TCA). Ces deux instruments interdisent l’exportation de matériels militaires s’il existe un risque qu’ils soient utilisés pour commettre ou faciliter des violations graves du droit international humanitaire et des droits humains.

Une transparence accrue

Le gouvernement devrait fournir davantage d’informations concernant les licences accordées, suspendues, modifiées, retirées ou abrogées, en précisant le type d’armes et le pays concerné. Le cas échéant, il devrait également indiquer les raisons et critères ayant motivé une décision autre qu’une autorisation. 

Des données précises sur les ventes d'armes

Le gouvernement devrait fournir, au minimum, les montants, les types d’armement, les pays importateurs et les destinataires finaux. Les rapports annuels soumis dans le cadre du traité sur le commerce des armes devraient être renforcés dans ce sens. 

Des informations accessibles

Les informations concernant le processus d’attribution des licences, ainsi que les prises de commande et les matériels livrés, doivent être accessibles en ligne et incluses dans les rapports destinés au Parlement. 

Restriction du secret-défense

Il est nécessaire de redéfinir et de restreindre le périmètre du secret-défense à ce qui est strictement indispensable, afin qu’un accès accru à l’information permette un contrôle plus étendu de la part des parlementaires, des médias et des organisations de la société civile. 

Nos mobilisations.

  • Appel à mobilisation
Le 24 août 2026, six corps d’hommes ont été découverts dans une fosse commune à Sabakhouré, dans la sous-préfecture d’Allassoyah, préfecture de Forécariah. Les victimes avaient les yeux bandés et [...]
  • Appel à mobilisation
Le 12 mars 2026, le Comité des droits de l’homme des Nations unies a demandé la remise en liberté immédiate de Marafa Hamidou Yaya. Mobilisons-nous pour appeler à la libération [...]

La campagne.

Guerre au Yémen, homme transportant petite fille blessée par des bombardements

Yémen. La France complice ?

En février 2018, l’ACAT lançait la campagne « Yémen, la France complice ? ».

L’objectif : en questionnant la légalité des ventes d’armes  la  France à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, engagés sur le terrain yéménite, installer le débat en France sur la question du contrôle des ventes d’armes.

Les actualités.

À l’approche de l’examen de la situation des droits humains au Cameroun par le Comité des droits de l’homme des Nations unies, les 22 et 23 octobre 2026, l’ACAT-France appelle les autorités camerounaises à mettre immédiatement en œuvre les constatations adoptées par le Comité le 12 mars dernier et à libérer Marafa Hamidou Yaya, détenu […]

Contre une gestion de la mobilisation par les forces de l’ordre « brutale et sécuritaire », Luc Bellière, président de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture, appelle, dans une tribune au « Monde », au respect des principes de nécessité et de proportionnalité et à l’interdiction des LBD.

L’ACAT-France a appris avec une profonde tristesse la disparition de Dafroza Gauthier, décédée le 3 octobre 2026 à Reims, à l’âge de 72 ans. Avec son époux Alain, Dafroza Gauthier a consacré plus de vingt-cinq ans à un combat inlassable pour la justice et contre l’impunité des auteurs du génocide des Tutsis au Rwanda. Cofondatrice […]

les Ressources.