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  • Communiqué

Guinée : la liberté de manifester déjà en danger.

  • Maintien de l’ordre

Dans un communiqué conjoint, sept organisations de la société civile expriment leur profonde préoccupation concernant cette décision unilatérale du pouvoir militaire qui vise à annihiler toute contestation publique dans les mois à venir.

Cette décision viole les traités et conventions internationales auxquels la Guinée a librement souscrit notamment, l’article 20 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, l’article 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et l’article 11 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

L’interdiction des manifestations est également en contradiction flagrante avec l’article 34 de la Charte de la transition guinéenne qui garantit les libertés d’associations et de réunions et qui, dans l’article 8 alinéa 2, dispose qu’« aucune situation d’exception ou d’urgence ne doit justifier les violations des droits humains ».

Les organisations signataires expriment leurs inquiétudes dans un contexte marqué par la contestation de la décision du Conseil National de la Transition (CNT) et du CNRD de porter la durée de la transition à trois ans (36 mois).

« Cette attaque contre le droit de manifester entrave les capacités d’expression et de réunion des membres de la société civile et de tous les groupes opposés à la transition militaire. C’est une restriction de l’espace civique. »

–  Marc Ona, président de Tournons La Page

La Guinée sort d’un cycle de répression meurtrier avec la mort d’au moins 50 personnes entre octobre 2019 et juillet 2020, présumément victimes des forces de l’ordre et de sécurité lors des manifestations contre le troisième mandat du Président déchu Alpha Condé.

« L’Histoire récente de la Guinée montre que les risques de répression des manifestations sont grands dans le pays et que l’usage des armes létales et l’utilisation de la force excessive sont courants au niveau des forces de police. »

– Clément Boursin, responsable Afrique de l’ACAT-France

Les organisations signataires invitent la junte au pouvoir en Guinée à revenir sur sa décision d’interdiction des manifestations. Elles appellent également l’ensemble des partenaires internationaux de la Guinée à agir fermement en faveur de l’ouverture de l’espace civique, du respect des droits humains.

Signataires :

  1. ACAT-France

  2. Amnesty International

  3. Agir Ensemble pour les droits humains

  4. Confédération française démocratique du travail (CFDT)

  5. CCFD-Terre Solidaire

  6. CRID

  7. Tournons La Page

Contacts presse :

Louis Linel, Chargé de communication et plaidoyer – ACAT France
communication@www.acatfrance.fr | +33 1 40 40 74 10 | +33  6 27 76 83 27

Moyra Oblitas, Chargée de communication – Tournons La Page
moyra.oblitas@tournonslapage.org | +33 7 50 02 96 58

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