Le pasteur José Otoniel Ortega, symbole de la persécution religieuse
Selon les autorités, José Otoniel Ortega, un pasteur de l’Église de l’Évangile quadrangulaire en Colombie, a été abattu par des individus armés aux alentours de minuit, le 31 décembre, alors qu’il fêtait la nouvelle année en compagnie de sa famille. L’organisation Christian Solidarity Worldwide (CSW), qui défend les droits des chrétiens et est basée au Royaume-Uni, a rapporté que le pasteur a été transporté dans une clinique voisine, où il a succombé à ses blessures peu après. Anna Lee Stangl, la directrice du plaidoyer de l’organisation, a décrit cet acte comme un “assassinat prémédité et ciblé”.
Une violence ciblée contre les responsables religieux en Colombie
Depuis novembre 2024, la Colombie connaît une recrudescence inquiétante des attaques contre les leaders religieux, exposant directement leur vie et celle de leurs familles. Le pasteur José Otoniel Ortega est le onzième responsable religieux tué en moins de deux ans, dans un contexte de violences persistantes et d’hostilité croissante de groupes armés envers l’Église. Les leaders religieux jouent un rôle essentiel dans leurs communautés, en prônant la paix, le dialogue, la justice et le rejet des activités criminelles. Leur engagement moral et social fait d’eux des cibles directes pour ceux qui veulent contrôler ou éliminer toute opposition. Ces attaques fragilisent la liberté religieuse, instaurent la peur et affaiblissent le tissu social, menaçant la cohésion et la sécurité de milliers de personnes. L’ampleur de ce phénomène rappelle des dynamiques similaires observées dans les années 1980 et 1990, avant une période de relatif apaisement, et montre que les leaders religieux restent exposés.
Urgence de mesures de protection
L’ACAT-France, avec les communautés chrétiennes et les organisations de défense des droits humains, appelle le gouvernement colombien à agir sans délai. Il est crucial de protéger les leaders religieux, de réaliser des enquêtes impartiales sur les assassinats et d’instaurer des mesures de prévention pour éviter de nouvelles tragédies. La mort du pasteur Ortega souligne l’urgence de cette protection, car les attaques ciblées menacent la liberté religieuse et le tissu social. Une réponse rapide de l’État est essentielle pour sauvegarder les droits fondamentaux et réaffirmer l’engagement du pays envers la justice, la paix et les droits humains.