Il faut rouvrir la procédure judiciaire concernant l’affaire Floribert Chebeya et Fidèle Bazana !

Dix ans après la mort de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, il est urgent de mettre un terme à l’impunité qui perdure dans cette affaire. L’arrestation du lieutenant-colonel Christian Ngoy, le 3 septembre 2020, constitue une occasion importante pour rouvrir la procédure judiciaire. Condamné à mort dans cette affaire, par contumace en juin 2011, Christian Ngoy a bénéficié durant neuf années de soutiens au sein du régime lui évitant toute arrestation. Il est aujourd’hui temps de relancer la procédure judiciaire et d’identifier, arrêter, juger et sanctionner l’ensemble des responsables impliqués dans ce double assassinat de défenseurs des droits humains, en particulier le général John Numbi, suspecté d’être le commanditaire des crimes et qui fait l’objet d’une nouvelle plainte depuis le 29 octobre 2020 pour recel de malfaiteurs.

Le défenseur Maati Monjib arrêté et détenu arbitrairement

Alors qu’il déjeunait le 29 décembre avec son ami journaliste et militant Abdellatif El Hamamouchi dans un restaurant du quartier Hassan à Rabat, huit policiers en civil descendus de deux voitures ont arrêté Maati Monjib et l’ont immédiatement embarqué, et cela sans qu’aucun mandat ne lui soit présenté ni qu’une convocation judiciaire lui ait été antérieurement notifiée.

Absence de résultats d’enquête concernant le décès en détention du journaliste Samuel Wazizi

Plus de quinze mois après la disparition forcée du journaliste Samuel Ajiekah Abuwe – connu sous le nom de Samuel Wazizi – les autorités camerounaises continuent à s’enfermer dans le silence sur les circonstances de sa détention et de sa mort, apprise début juin 2020. Selon la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL), le chef de l’Etat, Paul Biya, aurait reçu les résultats de l’enquête menée par la sécurité militaire. L’ACAT-France appelle la présidence de la République du Cameroun à rendre public le rapport d’enquête et ses conclusions.

Détention arbitraire de deux manifestants pacifiques mayas

Au Chiapas, une protestation pacifique contre une nouvelle implantation policière et militaire en territoire autochtone est durement réprimée. Plusieurs manifestants sont blessés et deux sont détenus arbitrairement, abusivement accusés de « rébellion ».