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Un militant taïwanais détenu au secret en Chine

Un militant Taïwanais des droits de l'Homme est détenu au secret en Chine depuis le 19 mars 2017. L'ACAT est vivement préoccupée par les risques de torture qu'il encourt.
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Conférence de presse des proches de Li Ming-Cheh après sa disparition. Son épouse, Lee Ching-Yu, au centre, tient sa photographie.
Le 10 / 04 / 2017

Li Ming-Cheh, 42 ans, a disparu depuis le 19  mars 2017 après son entrée en Chine depuis un poste frontière de Macao.

Après 10 jours de disparition forcée, les autorités chinoises ont enfin officiellement reconnu le détenir le 29 mars 2017 pour « participation à des activités portant atteinte à la sécurité nationale ».

On ne sait cependant toujours pas où il se trouve. Personne n’a eu de contact direct avec lui depuis qu’il a disparu après son arrivée en Chine. Sa famille n’a pas pu lui rendre visite et aucun avocat n’a pu accéder à son lieu de détention.

Directeur de Wenshan Community College, une organisation non gouvernementale (ONG) taïwanaise, Li Ming-Cheh soutient des organisations de la société civile et des militants depuis de nombreuses années en Chine. Il se rendait régulièrement dans le pays depuis 10 ans sans incident. Cette fois-ci, il s’y rendait pour des raisons personnelles. Il allait rendre visite à des amis et chercher un traitement médical pour sa belle-mère.

Il s’agit du premier employé d’une organisation étrangère à être détenu depuis l’entrée en vigueur en Chine de la Loi relative à la gestion des ONG étrangères le 1er janvier 2017.

L’ACAT est profondément préoccupée quant à des risques de mauvais traitements voire des actes de torture. Le contexte de sa détention au secret sans aucun contact avec l’extérieur et le recours généralisé aux mauvais traitements et à la torture par les autorités chinoises à l’encontre de militants des droits de l’homme favorisent grandement ces risques. Il est urgent d’agir pour le protéger de la torture !

>> Interpellez le ministre de la sécurité publique

 

Contexte

La nouvelle loi sur les ONG étrangères

Officiellement censée réglementer et même protéger les activités des ONG étrangères en Chine, une nouvelle loi controversée est entrée en vigueur en janvier 2017. Elle créé des obstacles supplémentaires qui entravent les libertés, déjà limitées, d’association, de réunion pacifique et d’expression.

Le texte restreint les activités voire l’existence même de nombreuses organisations et a un effet dissuasif pour la société civile chinoise. Il accorde également de nouveaux pouvoirs illimités à la police quant aux ONG étrangères, ce qui laisse craindre une mauvaise utilisation de la loi afin d’intimider et de poursuivre en justice des défenseurs des droits de l’homme et des employés d’ONG en raison de leur travail légitime.

Le ministère de la Sécurité publique – le ministère en charge du maintien de l’ordre – a désormais la responsabilité de superviser l’enregistrement des ONG ainsi que de surveiller leur fonctionnement et d’approuver leurs activités en amont.

Li Ming-Cheh est le premier employé d’une ONG étrangère à être arrêté et détenu depuis l’entrée en vigueur de cette loi.

 

Tensions accrues entre Taïwan et la Chine

Li Ming-Cheh travaillait auparavant  pour le Parti démocrate progressiste, qui a gagné les élections taïwanaises en 2016 et mis à la présidence Tsai Ing-wen. Première présidente élue dans la seule démocratie du monde chinois, elle n’a cessé de demander à Pékin de « respecter l’intégrité de l’île ».

Pékin considère Taiwan – indépendante de facto – comme une province renégate qui doit repasser sous le contrôle de la Chine continentale. La Chine n’a cessé les mises en garde et les pressions sur la présidente ces derniers mois. Les relations entre Taiwan et la Chine se sont particulièrement dégradées.

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