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Action

Union européenne : on ne badine pas avec la torture !

30 ans après l’adoption historique de la Convention contre la torture, et malgré la condamnation quasi universelle de cette pratique, la torture reste un fléau mondial. Un pays sur deux y recourt de manière systématique : à l’encontre d‘opposants politiques, de populations démunies, de prisonniers de droit commun, de migrants et réfugiés… Que ce soit en Ouzbékistan, au Yémen, aux Philippines, au Mexique, au Congo… Il est urgent d’agir pour inverser cette tendance et faire enfin reculer la torture dans le monde !
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Le 20 / 05 / 2015

Le lundi 29 juin, en amont du début de la Présidence du Luxembourg au Conseil de l’Union européenne, une délégation composée d’un des représentants de l’ACAT-Luxembourg et de la FIACAT ont remis les 11 557 signatures recueillies pour la pétition "On ne badine pas avec la torture" à M. Jean Olinger, Directeur des Affaires politiques au Ministère des Affaires étrangères du Luxembourg. Le Directeur a rappelé durant cet entretien l’importance que le Luxembourg attache à la question de la lutte contre la torture et s’est engagé à répondre par écrit aux points soulevés par la pétition.

Nous tenons donc à vous remercier tous les signataires !

~~Action lancée par l’ACAT Luxembourg, en collaboration avec les ACAT européennes et la FIACAT, et avec le soutien d’Amnesty International Luxembourg

30 ans après l’adoption historique de la Convention contre la torture, et malgré la condamnation quasi universelle de cette pratique, la torture reste un fléau mondial. Un pays sur deux y recourt de manière systématique : à l’encontre d‘opposants politiques, de populations démunies, de prisonniers de droit commun, de migrants et réfugiés… Que ce soit en Ouzbékistan, au Yémen, aux Philippines, au Mexique, au Congo… Il est urgent d’agir pour inverser cette tendance et faire enfin reculer la torture dans le monde !

La torture …

Décharges électriques, passages à tabac, brûlures, privations de sommeil, « waterboarding », longues heures dans des postures douloureuses… La torture prend des formes multiples. Elle est pratiquée ouvertement, comme moyen de terreur, ou simplement pour obtenir des informations. Alors, on n’avoue pas qu’on torture : on « interroge ».

...interdite en toute circonstance

La torture est une pratique inacceptable, barbare ; elle est également illégale, interdite par le droit international, en particulier par la Déclaration universelle des droits de l’homme (art. 5)

La Convention contre la torture, votée le 10 décembre 1984, réaffirme cette interdiction absolue et détaille les obligations qui en découlent. Une grande majorité des États du monde y ont adhéré et se sont donc engagés à respecter cette norme. La convention a été renforcée par un Protocole facultatif, qui prévoit des mécanismes nationaux de prévention de la torture, permettant de visiter les lieux privatifs de liberté. À ce jour, seuls 77 pays sur 194 ont adhéré à ce protocole. Seuls 60 pays ont mis en place un mécanisme de contrôle de ce type.

Pourquoi une pétition adressée à l'Union européenne ?

La torture et les traitements inhumains sont également pratiqués dans les pays d’Europe, comme le démontrent les rapports du Comité pour la prévention de la torture (CPT), qui visite les lieux de détention, ainsi que les jugements de la Cour européenne des droits de l’homme.
Mais vous pensez peut-être que le risque est beaucoup moins grand sur ce continent…
Pourquoi, alors, tant de pays européens ont-ils si facilement accepté de collaborer aux opérations secrètes de torture de la CIA à partir de 2001, au nom de la lutte antiterroriste, négligeant ainsi leurs engagements à ne jamais s’associer à de telles pratiques ?
Diverses enquêtes ont démontré que des pays européens s’étaient rendus complices de ces violences, notamment la Lituanie, la Pologne et la Roumanie, en accueillant des sites de détention secrets de la CIA. D’autres pays de l’UE, notamment l’Allemagne et le Royaume-Uni, auraient facilité ces opérations, en particulier les vols de « restitution » . Ceux qui demandent justice sur ces pratiques continuent de se heurter à une fin de non-recevoir, au nom du secret d’État. Il est important que toute la lumière soit faite sur ces opérations dans les divers États membres et que les responsables soient traduits en justice.

A la suite des attaques terroristes de début 2015, il est à craindre que des pays européens soient de nouveau tentés de reléguer les droits humains et les libertés fondamentales au second plan, dans leur souci d’accorder la priorité absolue aux politiques sécuritaires.

Il est donc urgent que l'Europe se ressaisisse !
 

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