Cookie Consent par FreePrivacyPolicy.com
IsraëlPalestine
Action

Meurtre d'un enfant palestinien

Depuis le 12 juin dernier, les forces de sécurité israéliennes se livrent à une vague de répression qui a déjà fait de nombreuses victimes palestiniennes parmi lesquelles Mahmoud Jihad Muhammad Dudeen, un enfant de 14 ans.
action_2014_israel_img_Mohamed_Dudeen

Le 08 / 07 / 2014

Cette pétition est désormais fermée. Merci à tous les signataires de la pétition, nous vous informerons en cas de nouvelles évolutions

À la suite de l’enlèvement de trois jeunes israéliens le 12 juin dernier, les forces de sécurité israéliennes se livrent à une vague de répression qui a déjà fait de nombreuses victimes palestiniennes parmi lesquelles Mahmoud Jihad Muhammad Dudeen, un enfant de 14 ans.

Le 20 juin 2014, à l’aube, l’armée israélienne a effectué un raid dans le village de Dura, au sud de la Cisjordanie, fouillant les maisons à la recherche de « terroristes », selon le porte-parole de l’armée. Des jeunes palestiniens ont jeté des pierres sur les soldats qui ont riposté de façon disproportionnée en tirant des balles en caoutchouc, mais aussi des balles réelles. Le jeune Mahmoud Dudeen a été touché à la poitrine et a été déclaré mort à son arrivée à l’hôpital. Le même jour, Mustafa Aslan, 21 ans, a été tué par balle alors qu’il regardait, du toit de son immeuble, l’arrivée des soldats israéliens dans le camp de réfugiés de Qalandia. Trois jours plus tôt, dans le camp de réfugiés de Jalazon, un autre jeune palestinien de 20 ans, Ahmed Samada, est mort d’une balle reçue dans la poitrine.

Contexte

Depuis le début de l’opération « Gardiens de nos frères », lancée par l’armée israélienne, 12 Palestiniens ont été tués, dont neuf civils. Environ 120 Palestiniens ont été blessés. Au moins 640 personnes ont été arrêtées à travers toute la Cisjordanie, dont 250 membres du Hamas, ainsi que 23 parlementaires et de très nombreux enfants. Plus de 1 200 maisons et bureaux ont été saccagés lors de raids et les terrains agricoles ont délibérément été ravagés lors des parachutages. Les maisons des familles de deux Palestiniens, « déclarés coupables » de l’enlèvement ‑ sans aucune preuve ‑, ont été immédiatement démolies.

De nombreux responsables politiques israéliens ont formulé des appels à la vengeance, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahou qui a déclaré, lundi 30 juin, que « la vengeance pour le sang d’un adolescent ou d’un jeune homme n’est pas un travail du diable ». Le ministre du Logement, Uri Ariel, a appelé à « commencer une vague de constructions dans les colonies en réponse au meurtre des kidnappés ». Le ministre de l’Économie, Naftali Bennett, a déclaré que « les assassins d’enfants et ceux qui les dirigent ne peuvent être pardonnés. Il est temps de passer à l’action, pas aux mots ». Cet appel à la vengeance semble avoir été entendu. Ainsi, mercredi 2 juillet, à l’aube, un jeune palestinien a été enlevé et tué à Jérusalem-Est, par des colons israéliens.

L’opération « Gardiens de nos frères », lancée par l’armée israélienne pour retrouver les trois jeunes israéliens enlevés par des personnes non identifiées, a rapidement dégénéré en violente vague de répression dénoncée notamment par la Haut-Commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, Navi Pillay. La découverte des corps des trois disparus, le 30 juin, risque d’engendrer une intensification du recours à la violence, non seulement par l’armée, mais aussi par les civils israéliens parmi lesquels circulent de plus en plus d’appels à la vengeance.

Les attaques disproportionnées de civils, les arrestations arbitraires, les saccages de maisons et de terrains par l’armée israélienne sont constitutifs d’un châtiment collectif qui peut être qualifié de crime de guerre, tout comme peut l’être l’assassinat des trois jeunes israéliens s’il s’avère qu’il a été effectué par un groupe armé.

Articles associés

Communiqué
Salah-Hamouri-Appel_20220530
IsraëlPalestine

Salah Hamouri doit être soutenu par les autorités françaises

Le 25 / 05 / 2022
L’avocat franco-palestinien Salah Hamouri est détenu depuis 3 mois par les autorités israéliennes, sans avoir été jugé, ni même inculpé. Une audience doit se tenir dans une semaine, le 6 juin, pour décider de son maintien ou non en détention administrative. Nous lançons cet appel aux côtés de ses proches pour demander sa libération.
Appel à mobilisation
AAM_Salah-Hamouri_Thumbnail_20220428
IsraëlPalestine

Salah Hamouri passe son anniversaire en prison

Le 28 / 04 / 2022
Placé depuis le 7 mars 2022 en détention administrative par les autorités israéliennes, le défenseur franco-palestinien Salah Hamouri vient de fêter ses 37 ans en prison. Le 6 juin prochain, une audience aura lieu sur son maintien en détention ou sa remise en liberté. Par ailleurs, Salah demeure également sous la menace d’une expulsion de sa terre natale.
Appel urgent
AAMU_Salah-Hamouri_Thumbnail_20220317
IsraëlPalestine

Salah Hamouri, à nouveau placé en détention administrative

Le 17 / 03 / 2022
Les forces de sécurité israélienne ont à nouveau placé en détention administrative Salah Hamouri pour une durée de trois mois reconductible alors qu’il est toujours sous la menace d’une expulsion de sa terre natale en raison de la révocation de sa résidence à Jérusalem.
Communiqué
standwiththe6
IsraëlPalestine

Lettre à M. Le Drian : soutenez les ONG palestiniennes

Le 02 / 11 / 2021
Vendredi 22 octobre, le ministère israélien de la Défense a désigné comme organisations terroristes six organisations non-gouvernementales (ONG) palestiniennes : Addameer Prisoner Support and Human Rights Association, Al-Haq Law in the Service of Man (Al-Haq), Bisan Center for Research and Development, Defense for Children International-Palestine (DCI-P), Union of Agricultural Work Committees (UAWC) et Union of Palestinian Women's Committees (UPWC). Nos organisations déplorent vivement cette décision et expriment leur pleine solidarité avec les six ONG palestiniennes ciblées.