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Dossier "Gaza, l'urgence de la justice"

Parce qu’il ne peut y avoir de paix durable sans que justice soit faite, l'ACAT a décidé d'apporter sa pierre à l'édifice de la lutte contre l'impunité dans les Territoires palestiniens occupés. Elle consacre le dossier du dernier Courrier de l'ACAT aux crimes de guerre commis durant l'opération « Bordure protectrice », menée dans la Bande de Gaza à l'été 2014.
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Le 24 / 07 / 2017

« Nous avons l’air vivant, mais c’est juste une apparence. » Nabil Siyam est l’un des Palestiniens victimes de l’opération « Bordure protectrice », menée par Israël dans la Bande de Gaza à l’été 2014. Ce conflit a causé la mort de Palestiniens et d’Israéliens, mais la majorité des victimes sont palestiniennes. Comme Nabil Siyam, ils sont des milliers à avoir perdu un ou plusieurs proches dans les bombardements. Depuis trois ans, ces crimes de guerre restent impunis. D’une part, car la justice israélienne ne manifeste aucune volonté de les juger. D’autre part, car la justice palestinienne n’a pas les moyens matériels et les pouvoirs de contrainte nécessaires pour, par exemple, procéder à des arrestations. C’est pourquoi l’ACAT s’y intéresse, afin d’apporter sa pierre à l’édifice de la lutte contre l’impunité dans les Territoires palestiniens occupés. Parce qu’il ne peut y avoir de paix durable sans que justice soit faite.

Sommaire du dossier "Gaza, l'urgence de la justice"

Durant l'opération « Bordure protectrice », la Bande de Gaza a été le théâtre de nombreux crimes de guerre commis par les deux parties au conflit. Les familles gazaouies en sont les premières victimes : 2 251 Palestiniens ont été tués, dont 551 enfants, 500 000 ont été déplacés et 100 000 laissés sans-abris.

Réalisé par Anne Paq et Ala Qandil, le webdocumentaire « Obliterated families » raconte l’histoire de plusieurs familles gazaouies qui ont été décimées par l’opération « Bordure protectrice ». Parmi elles, la famille Shuheibar qui a porté plainte en France, avec le soutien de l'ACAT, contre une entreprise française pour « complicité de crimes de guerre » et « homicide involontaire ». Anne Paq revient sur le travail de mémoire que constitue ce webdocumentaire :

Israël a lancé l'opération « Bordure protectrice » en 2014. Depuis, aucune des plaintes pénales déposées par l'association Al-Mezan auprès de la justice israélienne n'a fait l'objet d'un enquête sérieuse et impartiale. La lutte contre l'impunité est pourtant cruciale pour assurer la paix et prévenir la commission de futurs crimes.

Afin d'établir les responsabilités pour les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité commis durant l'opération « Bordure protectrice », la situation en Palestine doit être jugée par la Cour pénale internationale (CPI). Mais le chemin pour y parvenir est long et tortueux.

Lorsqu'en 2015, quatre ONG palestiniennes soumettent à la Cour pénale internationale des informations sur des crimes de guerre commis par Israël en Palestine, la rétorsion est immédiate : diffamation, harcèlement, menaces de mort. Les ONG israéliennes ne sont pas non plus épargnées. Mais selon Amjad Iraqi, chargé de plaidoyer pour Adalah, cette répression n'entame en rien la détermination des défenseurs des droits de l'homme.

Télécharger le dossier "Gaza, l'urgence de la justice" (Courrier de l'ACAT n°345)

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