Le 1er mars, Emmanuel Macron s’envole pour une tournée au Gabon, en République du Congo et en République démocratique du Congo (RDC). L’occasion de rencontrer des partenaires… élus lors de scrutins très contestés. Dans ces pays, des opposants et des militants de la société civile sont emprisonnés pour avoir exprimé leurs opinions. L’ACAT-France demande leur libération.
Début mars, Emmanuel Macron sera en tournée au Gabon, en République du Congo et en République démocratique du Congo afin de rencontrer ses homologues. L’occasion de raffermir les liens diplomatiques entre la France et des partenaires... élus à l’issue de scrutins très contestés.
Alors que des milliers de familles sont toujours victimes de disparitions forcées, la République du Congo doit ratifier au plus vite la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées
Le président de la Chambre d'accusation de la Cour d'appel de Brazzaville, Roger Justin Itsa a ordonné, le 13 juillet 2021, la « mise en liberté provisoire » d’Alexandre Dzabana, Christ Belvy Sidney Dongui Ganga, Niati Jean River, Paka Jean Louis, Mombo Etienne et Miangouila Florian Werner.
Ce 26 juin, à l’occasion de la Journée internationale des Nations unies pour le soutien aux victimes de la torture, l’ACAT-France publie la 6e édition de son rapport Un monde tortionnaire. Douze États font l’objet d’un éclairage sur une pratique qui se généralise à l’aune de discours sécuritaire. Prolongeant l’étude historique, politique, psychologique et culturelle de la torture, l’ACAT-France alerte sur l’acceptation banalisée de cette pratique.
Officiellement poursuivis pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat », la détention du Dr. Alexandre Ibacka Dzabana et Christ Dongui doit cesser au nom de la liberté d’opinion et d’expression pacifique.
Le vendredi 9 avril 2021, les prévenus devraient normalement être présentés devant les juges du parquet pour une audition sur le fond des faits qui leur sont reprochés. Nos organisations rappellent que le rôle des autorités judiciaires est d’appliquer rigoureusement la loi et de veiller à ce que les droits et libertés soient garantis en toute circonstance.
Nos organisations restent très préoccupées par la situation du défenseur des droits humains Dr. Alexandre Ibacka Dzabana toujours retenu incommunicado et de façon arbitraire depuis le 11 mars dans les locaux de la Centrale d’intelligence et de la documentation (CID), ex-Direction générale de la surveillance du territoire à Brazzaville, pour « tentative d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État », une infraction régulièrement utilisée par les autorités du Congo à l’endroit des activistes. Nos préoccupations concernent également le journaliste Raymond Malonga, directeur de publication du journal satirique « Sel-piment », détenu de façon arbitraire à la prison de Brazzaville. Les autorités judiciaires lui reprochent d’avoir diffamé l’épouse de Jean Dominique Okemba qui dirige le Conseil National de la Sécurité. Nos organisations appellent à leur libération.
Le 11 mars 2021, tôt le matin, le Dr.Alexandre Ibacka Dzabana, un des coordonnateurs de la Plateforme congolaise des ONG des droits humains et de la démocratie, Président du mouvement M22 et membre de la coalition Tournons La Page Congo a été enlevé par au moins trois personnes en tenue civile et emmené contre son gré au sortir de son domicile, à Brazzaville, dans un véhicule immatriculé 310-MD4 de la marque DAIHATSU modèle Rocky grise avec vitres fumées pour un lieu inconnu.