FAIRE RESONNER LA VOIX DES DISPARUS
Paris, 30 août 2010 - À l’occasion de la journée internationale des disparus, ce lundi 30 août, l’ACAT-France, la FEMED et la FIACAT appellent à mettre fin aux disparitions forcées à travers le monde.
« Nous ne devons jamais rester silencieux. Nous devons être la voix des disparus qui ne peuvent pas s’exprimer. Il faut continuer à parler haut et fort » tel est le message adressé par Edita Burgos. Cette femme philippine n’a plus revu son fils, Jonas, depuis le 28 avril 2007. Agronome de 37 ans, il a été enlevé par deux policiers en plein jour devant des centaines de témoins. Mais depuis lors, personne ne sait où il se trouve et les autorités nient le détenir.
Comme Jonas Burgos, chaque année, à travers le monde, des milliers de personnes sont arrêtées ou enlevées par des agents de l’État puis disparaissent. Soustraites à la protection de la loi, elles sont souvent torturées, constamment menacées de mort ou assassinées sans laisser de trace.
Cette pratique abjecte, massivement utilisée dans les années 1970 au Maroc et en Amérique Latine, s’est très vite propagée à tous les continents. Le crime de disparition forcée viole simultanément plusieurs droits fondamentaux ; ceux de la victime mais également ceux de sa famille, jetée dans une angoissante incertitude. En Asie, en Afrique ou en Europe, les familles de disparu(e)s demandent depuis des dizaines d’années que la vérité soit faite sur le sort de leurs êtres chers mais se heurtent à l’indifférence des Etats, qui rejettent toute responsabilité quant à la commission de ce crime
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